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Liste des Procurateurs romains de Judée qui ont frappé des monnaies

 

Dans la Rome antique le terme procurateur désigne au départ un personnage nommé par un autre pour s'occuper d'une tâche précise, mais l’usage le plus courant du terme, à partir d’Auguste désigne un fonctionnaire impérial choisi par l’empereur romain dans l’ordre équestre ou parmi ses anciens esclaves, on parle alors de procurateur affranchi.

Coponius est nommé procurateur de Judée, Samarie et Idumée (6-9). Premier représentant direct du pouvoir de Rome, il a toutefois conscience des limites aux possibilités d’intégrer la Judée dans l’espace culturel romain. Une preuve nous en est fournie par le monnayage utilisé. Les pièces romaines frappées et utilisées en Judée, même sous les procurateurs, ne font pas apparaître le visage de l’empereur, comme dans toutes les autres provinces. Elles font apparaître des motifs qui ne sont pas à même de frapper les sentiments de la population (objets ou plantes) et l’autorité romaine y est discrètement rappelée. Comme province romaine, la Judée (tout comme la Samarie et l’Idumée) est rattachées à la Syrie et administrées par un préfet ou procurateur qui réside à Césarée mais se rend à Jérusalem au moment des fêtes. Il dispose d’une troupe d’auxiliaires pour maintenir l’ordre, recruté parmi les habitants païens de la plaine de Sharon et de la Samarie, les Juifs étant exemptés de servir dans l’armée romaine.

L’attitude tyrannique du tétrarque de Judée, Hérode Archélaos, provoque l’envoi d’une délégation de Juifs et de Samaritains à Rome. Auguste convoque Archélaos à Rome, le dépose et l’exile à Vienne, en Gaule. Après son départ, la Judée est administrée directement par Rome et perd le statut de province vassale qui s’était maintenue depuis la conquête du pays par les Romains en 63.

Un recensement, organisé sous Publius Sulpicius Quirinius, gouverneur de Syrie, selon Flavius Josèphe provoque une révolte dirigée par Judas le Galiléen appuyé par le Pharisien Sadoq et durement réprimée (crucifixion des rebelles). Cette révolte est vue comme le point de départ du mouvement des Zélotes, mouvement fortement emprunt d’un nationalisme religieux fort : Le seul pouvoir vient de Dieu et les Zélotes prônent l’insoumission à Rome. Ils joueront un rôle central dans l’agitation de la Judée jusqu’à la grande révolte en 66-73.

 

Source : Histoire des Juifs, Chronologie de 1 à 100